I.
Aujourd’hui les herbes hautes
La douce absence de toutRêverie d’enfant déchaute
Pensant le vent sur sa joue
Orphelin d’infinitudes
C’est ce vent à sa fenêtre
Qui bruit de ses certitudes
L’infini sentiment d’être
Rêverie d’enfant déchaute
Le vent brûlant sur sa joue
Qui couche les herbes hautes
Souffle l’absence de nous
II.
La perspective est idéale
De bois sombres et de murs clairs
La glace d’un reflet étale
Double l’ordre de l’univers
Le cendrier un peu de biais
Les bougeoirs à même distance
Des angles de la cheminée
L’instant t dans sa quintessence
Volupté, effroi religieux
Vivre le soupir d’une attente
Brûlure d’un cillement d’yeux
Éblouis d’une aube latente
Il dit que le monde est décor
Que toute chose est vanité
Que toute parole y est d’or
L’instant t est l’éternité