Songes

Nouvelles

Du sublime moderne

L’entrée d’un garçon au collège, une visite au musée d’Orsay, une fuite d’eau dans un appartement, un rendez-vous dans une brasserie parisienne, un voyageur de commerce invité à passer la nuit dans la maison de campagne de l’homme qu’il a pris en stop. Un univers ordinaire, décalé pourtant de quelques pouces, pour placer en pleine lumière ce qui anime l’esprit humain, de confusion, de désir et d’espoir. Le trouble s’installe avec le trio de tueurs grotesques, qui ne se nomme que par Nous, sur les traces de l’individu qu’ils fantasment, adulent et haïssent ; il s’aggrave avec les nébuleux agissements des occupants d’un certain Château, où, comme lu dans un miroir au plomb, le récit s’ouvre sur la dernière phrase du roman (inachevé) de Franz Kafka et se termine par la première.

Du sublime moderne recueille dix nouvelles de Joseph Thermac – parues précédemment en revues. Le titre générique reprend celui de la dernière nouvelle, qui, en sept points, s’amuse des conventions les plus éhontées de nos façons de penser, de nous voir – et qui conte (peut-être) une rencontre amoureuse dans un ascenseur.
Pour notre bonheur ? Notre jubilation, seulement.

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